La confiance n'est pas un don

La confiance en soi n'est pas un trait de personnalité figé. C'est une ressource qui se construit — et qui peut se reconstruire après avoir été mise à mal.

Pourquoi la confiance vacille

Un échec professionnel. Un licenciement. Une longue période d'inactivité. Un manager qui vous a dévalorisé. Ces événements laissent des traces. Ils n'effacent pas vos compétences — mais ils peuvent vous faire douter de leur valeur.

Ce qui ne fonctionne pas

Se répéter "je suis confiant" sans y croire. Attendre de se sentir prêt avant d'agir. Chercher à être parfait pour ne pas se tromper encore. Ces stratégies entretiennent le problème.

📓 Valérie raconte

Madame « Oui, mais »

Cadre de santé, la cinquantaine, fonctionnaire depuis toujours dans la Fonction Publique Hospitalière : elle est venue en bilan en se demandant si elle pouvait changer de voie. En interne, j'ai fini par l'appeler Madame « Oui, mais » — parce qu'à chaque piste que je posais sur la table, la réponse arrivait avant même que j'aie terminé ma phrase.

Oui, mais on ne recommence pas à zéro à cinquante ans. Oui, mais quitter un statut de fonctionnaire hospitalier, c'est prendre un risque qu'on ne prend pas impunément. Oui, mais si je me trompe ? Je lui ai fait remarquer que la Fonction Publique Hospitalière prévoit justement des dispositifs pour ça — la disponibilité, les années sabbatiques, des formations qui permettent de tester une piste sans tout brûler derrière soi. Elle le savait, d'ailleurs. Ça n'a rien changé.

Parce que ce n'était pas là que ça bloquait. J'ai arrêté de répondre à ses « oui, mais » un par un — j'aurais pu y passer la journée sans jamais arriver au bout. Je lui ai posé une seule question, la vraie première question, celle qu'on saute presque toujours : « Pourquoi voulez-vous changer ? » Pas vers quel métier. Pas comment. Pourquoi. Le Why de Simon Sinek, avant tout le reste.

Elle n'a pas eu de réponse toute prête — et c'est bien pour ça que la question comptait. Tant qu'on n'a pas identifié sa vraie raison de vouloir bouger (ou de vouloir faire un bilan de compétences, tout court), n'importe quelle piste, même excellente, se heurtera à un « oui, mais » de plus. Une fois le pourquoi posé clairement, les autres questions — vers quoi, comment, avec quels risques — suivent et trouvent leurs réponses beaucoup plus facilement.

Ce que je retiens : en bilan de compétences, on a souvent envie de commencer par « quel métier » ou « quel risque ». Ce n'est jamais par là qu'il faut commencer. La première question, c'est toujours pourquoi.

— Valérie Verrier, consultante en bilan de compétences et reconversion professionnelle

Ce qui fonctionne vraiment

1. Reprendre contact avec vos réussites passées

Faites une liste de vos réussites — même petites, même anciennes. Pour vous rappeler que vous avez les ressources pour traverser des défis.

2. Agir avant de se sentir prêt

La confiance ne précède pas l'action — elle la suit. Les petits pas, les petites réussites reconstruisent la confiance plus efficacement que toute préparation mentale.

3. Changer d'environnement

Certains environnements entretiennent le doute de soi. Un environnement bienveillant et stimulant fait souvent une différence considérable.

4. Se faire accompagner

Un coach peut vous aider à identifier les croyances limitantes et à construire une stratégie de reconstruction adaptée à votre situation.

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